Dites à Harper de ne pas toucher à nos droits en matière de reproduction
Le 26 avril, les conservateurs relanceront le débat sur le droit au libre choix des femmes. À moins que vous vous y opposiez.
Stephen Harper a promis qu’il ne relancerait pas le débat sur le droit au libre choix des femmes.
Mais dans 24 heures, il permettra au député conservateur Stephen Woodworth de présenter une motion à la Chambre des communes qui, sans équivoque, ouvre à nouveau la porte à la criminalisation de l’avortement.
C’est à vous de garantir que les Canadiens et les Canadiennes soient mis au courant.
Dans les années 50, lorsque j’ai commencé ma carrière d’infirmière au Québec, la contraception était illégale et les femmes n’avaient pas leur mot à dire dans la planification familiale. Elles n’avaient aucun choix et certaines d’entre elles étaient désespérées.
J’ai vu des femmes se présenter à l’hôpital en sang et en douleur pour découvrir qu’elles avaient elles-mêmes tenté de mettre fin à leur grossesse.
Comme infirmière, et plus tard à titre de députée et de sénatrice, j’ai participé aux luttes durement menées visant à institutionnaliser et enchâsser le droit au libre choix dans la Loi canadienne.
En 1988, le débat a pris fin lorsque la Cour suprême a statué que : « La décision d’interrompre ou non une grossesse est essentiellement une décision morale et, dans une société libre et démocratique, la conscience de l’individu doit primer sur celle de l’État. »
Si vous croyez au droit qu’ont les femmes de choisir, vous avez 24 heures pour vous opposer et répandre la nouvelle.
S’il vous plaît signer notre pétition et la partager sur Facebook et Twitter.
Merci.
- Lucie Pépin
Sénatrice de Shawinigan, Québec (1997-2011)
Députée d’Outremont (1984-1988)